poete83

posté le 24-01-2012 à 07:36:57

Chérie.

Dans les grands verres, de l’orangeade,

Dans le panier, des mandarines,

Côtoient leurs amies, les grenades,

Sur une nappe en suédine.

-

Le soleil apparaît, timide,

Entre les lattes de la tonnelle,

Chérie, il faut que tu décides,

Si oui ou non, tu prends l’ombrelle.

-

Ton joli sourire m’éclabousse,

Ton parfum éclipse les roses

Et tes cheveux de belle rousse,

M’obligent à faire, ce que je n’ose.

-

Un baiser ardent sur ta bouche,

Des caresses au bas de tes reins

Et enfin il faut que je touche,

Le galbe parfait de tes seins.

 

 

 


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posté le 23-01-2012 à 07:47:31

Je t'attends.

Je t’attends, le sais-tu ?

J’ai gardé tes babioles

Et surtout le flacon,

Du parfum que j’aimais.

La nuit, quand les heures lourdes,

Essayent de m’assommer,

Je respire un halo,

Du baume que ta peau,

Exhalait sous mes mains.

Mes caresses, tes soupirs,

Un monde du passé…

Je t’attends, où es-tu ?

Tu peux ouvrir ma porte

Et t’asseoir près de moi,

Sans rien dire. Ton retour,

Je l’espère, je le rêve.

Il est ce pont fragile,

Qui oscille dans ma nuit.

 


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la petite fee du lundi   le 23-01-2012 à 08:22:00  #   (site)

bonjour j ai vu dla limiere alors je fais ma premiere pour te souhaiter une bonne journee et te dire ke j ai aimé ma lecture chez toi merci amicalement bisouxxx de moi

 
 
posté le 21-01-2012 à 08:09:16

Fadaises.

  
  

Les guerres, les maladies,

Fadaises !

La famine, la misère,

Fadaises !

La Terre qui se réchauffe,

Fadaise !

Quand tu es près de moi,

Quand je vois ton sourire.

Sais-tu, mon petit cœur,

Qu’il sait faire des miracles ?

  
  
 


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posté le 20-01-2012 à 07:16:38

Le monstre.

  
  

« Je ne vois l’horizon,

Qu’à travers des barreaux. »

Ainsi parlait le sage,

Enfermé dans la cage,

Que venaient contempler,

Curieux et silencieux,

Les enfants des écoles.

Ils étaient tous surpris,

De ne pas voir un monstre.

Pourtant, on leur disait,

Au moins deux heures par jour,

Qu’il était responsable,

Des malheurs de la ville.

Au-dessus de la cage,

Une pancarte indiquait :

Pollueur et jeteur,

De papier dans la rue.

 

 

  
  
 


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posté le 19-01-2012 à 05:59:49

Les bourreaux.

  
  

Que les cordes font mal,

Comme les troncs sont rugueux.

Ils sont tous attachés,

Debout sur les vieux chênes,

Comme des quilles vivantes,

Ils attendent les balles.

Quel bruit assourdissant.

La sève devient rouge,

Les bourreaux sont repus.

 

  
  
 


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posté le 18-01-2012 à 10:47:38

Les prisonniers.

  
  

Là-bas, dans la clairière,

Ils sont tous prisonniers,

Muets, dans les orties.

Torturés sans répit,

Ils n’ont rien à renier,

Le nez dans la poussière.

 

  
  
 


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posté le 17-01-2012 à 07:14:03

Le destin de Mado.

  
  

Mado fut amoureuse,

D’un marin de passage.

Quand il voulut payer,

Elle refusa ses sous

Et même elle accepta,

Son baiser sur la bouche.

Mado devint rêveuse,

Dans sa tête se tissa,

La robe de mariée,

Souvent imaginée.

Et des années plus tard,

Les marins qui s’ennuient,

Qui vomissent dans la rue,

Pensent avec nostalgie,

A Mado, qui soudain,

Disparut sans rien dire.

On dit qu’elle vieillit mal,

Dans un bordel d’Afrique,

Tout près de Tombouctou.

 

  
  

 

 


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posté le 16-01-2012 à 08:21:04

Mado.

  
  

Quelques cordes traînaient.

Ils étaient bien soixante,

En arrivant au bar.

Tous assis et l’œil mou,

Ils attendaient sans bruit,

Mado la marseillaise.

On entendait sa voix,

Parfois derrière la porte

Et les hennissements,

D’un marin fatigué.

Et quand c’était fini,

Elle criait « au suivant » !

Et les mâles se croisaient,

En franchissant la porte,

La main sur la braguette.

Mado parfois sortait,

Presque nue, assoiffée.

Elle buvait un café,

Fumait une cigarette

Et criait « au suivant » !

 

  
  

 

 


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posté le 15-01-2012 à 08:37:30

Les marins.

  
  

Les fleurs s’égarent,

Comme ton regard,

Qui s’évapore,

Près du vieux port.

Là, les bateaux,

Sont las sur l’eau.

Ils se balancent,

Tous en cadence,

Comme des poivrots,

Font de gros rots.

Odeur de mer

Et larmes amères,

Du fond des cales,

Montent leurs râles.

Le long des quais,

Et des remblais,

Les marins soûls,

Comptent leurs sous,

Pour les putains,

Des bars à vin,

Les vieilles rosses,

Laides et bien grosses,

Qui boivent tout,

Des marins mous…

 

 

 


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posté le 14-01-2012 à 08:03:08

Les corsaires.

  
  

J’aime sentir son souffle,

Sur mes yeux endormis.

Qu’il est doux de rêver,

A la douce sirène,

Qui remonte en apnée,

Depuis le fond des mers,

Pour effleurer mon corps.

Et quand je me réveille,

Elle est déjà partie,

Rejoindre les fantômes,

Des valeureux corsaires,

Qui ont péri pour elle.

 

 

  
  
 


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