Dans les grands verres, de l’orangeade,
Dans le panier, des mandarines,
Côtoient leurs amies, les grenades,
Sur une nappe en suédine.
-
Le soleil apparaît, timide,
Entre les lattes de la tonnelle,
Chérie, il faut que tu décides,
Si oui ou non, tu prends l’ombrelle.
-
Ton joli sourire m’éclabousse,
Ton parfum éclipse les roses
Et tes cheveux de belle rousse,
M’obligent à faire, ce que je n’ose.
-
Un baiser ardent sur ta bouche,
Des caresses au bas de tes reins
Et enfin il faut que je touche,
Le galbe parfait de tes seins.
Je t’attends, le sais-tu ?
J’ai gardé tes babioles
Et surtout le flacon,
Du parfum que j’aimais.
La nuit, quand les heures lourdes,
Essayent de m’assommer,
Je respire un halo,
Du baume que ta peau,
Exhalait sous mes mains.
Mes caresses, tes soupirs,
Un monde du passé…
Je t’attends, où es-tu ?
Tu peux ouvrir ma porte
Et t’asseoir près de moi,
Sans rien dire. Ton retour,
Je l’espère, je le rêve.
Il est ce pont fragile,
Qui oscille dans ma nuit.
la petite fee du lundi le 23-01-2012 à 08:22:00 # (site)
bonjour j ai vu dla limiere alors je fais ma premiere pour te souhaiter une bonne journee et te dire ke j ai aimé ma lecture chez toi merci amicalement bisouxxx de moi
Les guerres, les maladies,
Fadaises !
La famine, la misère,
Fadaises !
La Terre qui se réchauffe,
Fadaise !
Quand tu es près de moi,
Quand je vois ton sourire.
Sais-tu, mon petit cœur,
Qu’il sait faire des miracles ?
« Je ne vois l’horizon,
Qu’à travers des barreaux. »
Ainsi parlait le sage,
Enfermé dans la cage,
Que venaient contempler,
Curieux et silencieux,
Les enfants des écoles.
Ils étaient tous surpris,
De ne pas voir un monstre.
Pourtant, on leur disait,
Au moins deux heures par jour,
Qu’il était responsable,
Des malheurs de la ville.
Au-dessus de la cage,
Une pancarte indiquait :
Pollueur et jeteur,
De papier dans la rue.
Que les cordes font mal,
Comme les troncs sont rugueux.
Ils sont tous attachés,
Debout sur les vieux chênes,
Comme des quilles vivantes,
Ils attendent les balles.
Quel bruit assourdissant.
La sève devient rouge,
Les bourreaux sont repus.
Là-bas, dans la clairière,
Ils sont tous prisonniers,
Muets, dans les orties.
Torturés sans répit,
Ils n’ont rien à renier,
Le nez dans la poussière.
Mado fut amoureuse,
D’un marin de passage.
Quand il voulut payer,
Elle refusa ses sous
Et même elle accepta,
Son baiser sur la bouche.
Mado devint rêveuse,
Dans sa tête se tissa,
La robe de mariée,
Souvent imaginée.
Et des années plus tard,
Les marins qui s’ennuient,
Qui vomissent dans la rue,
Pensent avec nostalgie,
A Mado, qui soudain,
Disparut sans rien dire.
On dit qu’elle vieillit mal,
Dans un bordel d’Afrique,
Tout près de Tombouctou.
Quelques cordes traînaient.
Ils étaient bien soixante,
En arrivant au bar.
Tous assis et l’œil mou,
Ils attendaient sans bruit,
Mado la marseillaise.
On entendait sa voix,
Parfois derrière la porte
Et les hennissements,
D’un marin fatigué.
Et quand c’était fini,
Elle criait « au suivant » !
Et les mâles se croisaient,
En franchissant la porte,
La main sur la braguette.
Mado parfois sortait,
Presque nue, assoiffée.
Elle buvait un café,
Fumait une cigarette
Et criait « au suivant » !
Les fleurs s’égarent,
Comme ton regard,
Qui s’évapore,
Près du vieux port.
Là, les bateaux,
Sont las sur l’eau.
Ils se balancent,
Tous en cadence,
Comme des poivrots,
Font de gros rots.
Odeur de mer
Et larmes amères,
Du fond des cales,
Montent leurs râles.
Le long des quais,
Et des remblais,
Les marins soûls,
Comptent leurs sous,
Pour les putains,
Des bars à vin,
Les vieilles rosses,
Laides et bien grosses,
Qui boivent tout,
Des marins mous…
J’aime sentir son souffle,
Sur mes yeux endormis.
Qu’il est doux de rêver,
A la douce sirène,
Qui remonte en apnée,
Depuis le fond des mers,
Pour effleurer mon corps.
Et quand je me réveille,
Elle est déjà partie,
Rejoindre les fantômes,
Des valeureux corsaires,
Qui ont péri pour elle.
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